Cultures énergétiques

Les cultures énergétiques sont l’une des principales controverses du développement de la méthanisation.

Cultures énergétique : qu’est ce que c’est ?
Ce sont des cultures destinées à la production de bois ou de céréales. Cette production est ensuite revendue aux unités de méthanisation qui utiliseront le pouvoir énergétique de ces plantes  pour créer de l’énergie.

Ces cultures présentent deux intérêts majeurs :
Un fort intérêt économique :
Un apport constant en matière première pour les unités de méthanisation = plus de sécurité

Un fort intérêt énergétique :
De forts pouvoirs énergétiques, : souvent plus fort que celui des différents effluents agricoles ou industriels.
De plus courte chaîne de traitement avant l’injection dans le digesteur.

Quel est donc le problème soulevé par ce genre de culture ?
Problèmes écologiques :

La méthanisation propose le traitement des déchets agricoles ou industriels pour créer de l’énergie. Or avec les cultures énergétique on crée de la matière pour alimenter ces unités. Le côté écologique de la méthanisation est donc perdu car l’exploitation des champs demande de l’entretient, de l’engrais, un apport en eau, etc. Toutes ces petites opérations augmentent l’emprunte écologique de la matière fournit pour les digesteurs.

On retrouve également tous les problèmes crées par l’industrialisation des cultures : contamination des eaux, érosion des sols, impact sur la faune et la flore environnante.

Problème économique :
Une Concurrence directe avec les productions alimentaires pour obtenir les meilleures terres cultivables.
La Taille des champs : il faudrait environ 1.000 ha de terre pour atteindre le seuil de rentabilité des cultures énergétiques.
Un Déséquilibre du marché du maïs alimentaire. Car le maïs est la céréale ayant le plus fort pouvoir énergétique et donc la plus utilisée.

Interview
Nous avons interviewé Frank Mainard, ingénieur biomasse – bois énergie dans l’entreprise Urban Biomass, qui propose des conseils et un accompagnement dans le développement des chaufferies biomasses.

Êtes-vous pour le fait de cultiver des champs dans le but de les vendre à des producteurs d’énergie ?
– Oui c’est un enjeu des années à venir ! Nous portons donc cette réflexion actuellement et pour la Bretagne et Pour les Pays de la Loire.

Ne pensez-vous pas que ce genre de procédé est un frein important pour les éleveurs d’animaux car cela augmente les prix des céréales ?
– Non nombre de territoire, non agricole sont disponible aujourd’hui. La grande question c’est de les recenser et d’acter une organisation en respect des trames verte et bleu. Les engagements sont à venir sur ces questions.

Que pensez-vous de l’impact écologique qu’ont ces cultures mono-céréalières ? Elles sont vendus pour crée de l’énergie verte mais appauvrissent énormément les sols par la non diversité des céréales cultivées.
– Je n’ai pas de compétence sur ces cultures. Nous travaillons exclusivement sur des TCR et TTCR donc dans des notions d’agroforesterie ou de plantation sur des terrains type zone de captage.

Note :
– TCR : Taillis à Courtes Rotations (TCR) : récoltes tous les 5 à 7 ans et forte densité de plantation (2000 à 2500 arbres par hectare)
– TTCR : Taillis à Très Courtes Rotations : récoltes tous les 2 à 4 ans et très forte densité de plantation (7000 à 10 000 arbres par hectare)

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