Implantations dans les milieux urbains

  Impact sur l’environnement

L’effet de serre est un phénomène qui provoque le réchauffement de la planète en emprisonnant dans l’atmosphère la chaleur fournie par le soleil. Les radiations émises par la terre sont absorbées par les gaz à effet de serre, ce qui provoque un réchauffement global de l’atmosphère et une réémission de radiation vers la terre qui, à son tour, se réchauffe.

L’impact des différents gaz sur ce phénomène dépend de leur concentration et de leur pouvoir absorbant mais il est important de remarquer que les deux constituants principaux du biogaz, CH4 et CO2, sont des gaz à effet de serre très actifs.

Nous pouvons estimer que le méthane est responsable à lui seul de 20% de l’augmentation de température lors des 10 dernières années. Si nous considérons que 5 à 10% des émissions de méthane dans l’atmosphère proviennent des décharges et que cette proportion risque d’augmenter, il devient essentiel d’envisager une gestion efficace du biogaz. En effet, un kilogramme de méthane (CH4) a un Potentiel de Réchauffement Global (PRG) 23 fois supérieur à un kilogramme de dioxyde de carbone.

Gardes aux odeurs !

Il est cependant important de rester vigilants en ce qui concerne les risques d’odeurs. En effet, certains projets dont notamment en France, Suisse et Espagne ont démontré qu’inadéquatement considérées, les odeurs peuvent incommoder les riverains et rendre les installations dysfonctionnelles.  En effet, il s’agit du principal impact environnemental négatif possible relatif à la biométhanisation.

Typiquement, les installations devront être localisées dans des endroits sensibles avec des habitations à proximité pour minimiser le transport des matières organiques. Avec une mauvaise planification et une surveillance olfactive déficiente, ces usines peuvent devenir synonyme de pollutions olfactives (odeurs d’œufs pourris, biogaz, matière putrescibles, fumier et du lisier). Les symptômes provoqués les plus courants sont maux de tête, vertiges, confusion et douleurs de poitrine. Respirer du sulfure d’hydrogène peut entraîner la mort

Les préoccupations des commutés possiblement impactées sont fréquentes et l’opposition citoyenne grandissante alors qu’il s’agit d’une des approches durables de valorisation des matières organiques.  D’autre part, les projets de biométhanisation s’insèrent souvent dans des milieux comportant déjà d’autres activités odorantes et il est important de ne pas gratuitement les pointer du doigt.

Une solution consiste à utiliser un nez électronique, comme le système Odowatch. La mise en place de nez électronique avant la construction de l’unité de méthanisation permet de réaliser une évaluation continue du niveau d’odeur et de comprendre exactement le cycle de nuisances susceptibles d’apparaître dans la zone d’implantation de l’unité à venir. Ceci permet à l’exploitant d’organiser au mieux et d’optimiser en temps réel ses opérations.

odowatch

En fusionnant les données météorologiques reçues de la station météo avec celles envoyées par les nez électroniques, le système modélise la dispersion atmosphérique des odeurs et affiche le panache odeur en superposition à la carte aérienne du site.

suivi odeur

Nuisances sonores

Des riverains se plaignent des nuisances sonores lors de la construction du site de méthanisation. Le bruit est dû aux déchargements des déchets, enlèvement du digestat, bruit des moteurs à explosions, circulation des camions. Afin de réduire ces nuisances, il est conseillé de réaliser des voies d’accès directes au site loin des habitations. Cependant ces aménagements sont rarement faits au vu du surplus de coûts engendrés.

 

 

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